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Bulletin @propos


Vive les immigrantes!

Depuis 1992, octobre est le Mois de l’histoire des femmes (MHF) au Canada. Cette année le gouvernement a choisi pour thème : Vive les immigrantes.

Le Comité permanent sur le statut de la femme (CPSF) de l’Université célèbre ce mois en rendant hommage à des femmes immigrantes qui se sont illustrées dans leur service, département, faculté et dans la société.

Grâce à la collaboration des membres de la communauté universitaire qui ont répondu à son appel de suggestions, le CPSF est fier de présenter les lauréates du Mois de l’histoire des femmes 2007 à l’Université de Montréal à travers l’appréciation de leurs collègues.

 

Thérèse Cabana
Présidente

Rachida Azdouz
Vice-doyenne aux études et au développement
Faculté de l’éducation permanente

Dès son arrivée au Québec en 1989, Rachida Azdouz, d’origine marocaine, diplômée en psychologie et en sciences de l’éducation, passe avec succès  les examens de l’Ordre des psychologues, mais elle a surtout le désir de mettre en pratique ses compétences en éducation et dans le domaine des relations interculturelles. Elle assumera des mandats liés aux problématiques d’immigration, d’intégration et de médiation en contexte multiethnique pour divers ministères, municipalités et commissions scolaires. En 1992, elle reçoit un prix du Centre de formation des femmes de Montréal en témoignage de sa «conscience humanitaire et sociale», et de sa «participation à l’amélioration de la qualité de vie de la communauté québécoise». Deux ans plus tard, on lui confie le délicat dossier des accommodements raisonnables au ministère de l'Immigration. Elle préside l’Association pour l’éducation interculturelle du Québec et fait partie d'une coalition d’organismes qui obtient l’amendement à l’article 93 de la Constitution canadienne déconfessionnalisant les structures scolaires. Nommée au Conseil des relations interculturelles du Québec, elle se voit décerner un prix au Congrès québécois «Ressources Humaines 2002» pour son Guide pédagogique à l’intention des gestionnaires de la Ville de Montréal. Membre du Conseil supérieur de l’éducation, elle préside un groupe de travail qui formule au Ministère un avis remarqué sur la déconfessionnalisation de l’enseignement. Tout récemment, elle a été nommée au sein du groupe d’experts de la Commission Taylor-Bouchard, et elle a par ailleurs été retenue parmi les «Mille femmes québécoises d’exception», oeuvre du photographe Pierre Maraval. Tout cela en plus de ses lourdes fonctions de vice-doyenne à la FEP.

 

Antonia Cattaneo
Professeure agrégée
Département des sciences biologiques

Antonia Cattaneo est d’origine italienne, comme son nom l’indique, mais a effectué toute sa carrière universitaire à l’Université de Montréal. D’abord comme chercheure et ensuite comme professeure (agrégée à demi-temps), Antonia s’est distinguée par ses travaux en écologie des eaux douces. C’est une spécialiste de la phycologie, l’étude des algues, et c’est dans les nombreux lacs et rivières du Québec qu’elle les a échantillonnées pour développer des outils de diagnostic écotoxicologique. Si sa renommée est internationale pour ses articles marquants qui ont une application en “biomonitoring”, Antonia Cattaneo s’implique considérablement dans sa province d’adoption. Inutile de préciser que les médias comme les divers paliers gouvernementaux ont abondamment fait appel à son expertise durant “la crise des algues bleues” à l’été 2007. En plus d’être une brillante chercheure, Antonia est une enseignante des plus dynamiques; elle a créé plusieurs cours tout à fait uniques en écologie et environnement et elle encadre ses étudiants des cycles supérieurs avec beaucoup de rigueur, mais avec le cœur d’une mère! Cette mélomane, véritable fan de Kent Nagano, n’hésite pas à faire profiter tout le personnel de ses talents culinaires lors des fêtes départementales. À elles seules ses différentes sauces pour pasta pourraient faire l’objet d’un cours télévisé : “À la Cattaneo”.

 

Yenny Vega Cardenas
Étudiante à la Faculté de droit

Yenny Vega Cardenas, étudiante au doctorat à la Faculté de droit de l’Université de Montréal, est une jeune immigrante dynamique qui déborde de joie de vivre. À son arrivée à Montréal en septembre 2002, à titre d’étudiante internationale, Yenny parlait à peine le français. Elle avait bien suivi quelques cours à Bogota, en Colombie, sa terre natale, mais rien ne l’avait préparée au français que l’on parle ici, dans les rues de Montréal. Un peu plus de cinq ans plus tard, on se rend bien compte que cela ne lui a posé aucun problème à s’intégrer au sein de la société québécoise et de la communauté universitaire de l’Université de Montréal. Suite à l’obtention d’une maîtrise en droit des affaires à la Faculté de droit en 2004, elle entreprend des études au doctorat au sein de la même institution. Au cours de l’année académique 2004-2005, elle s’implique dans le mouvement étudiant à titre de coordonnatrice aux affaires académiques des cycles supérieurs de la FAÉCUM. En mai 2005, elle épouse un québécois. Au printemps 2007, elle fonde, avec une douzaine d’étudiants, l’Association des cycles supérieurs en droit (ACSED), une association étudiante dûment accréditée, dont elle deviendra la première présidente. Avec un tel parcours, on se demande ce que nous réserve la suite !!

 Source : Comité permanent sur le statut de la femme



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