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L'Université de Montréal et du monde

L'Université de Montréal
et de la qualité de l’eau

Sébastien Sauvé

Le chercheur Sébastien Sauvé et son équipe sont à l’avant-garde de la recherche sur les cyanobactéries, aussi appelées « algues bleu-vert ». Le réchauffement climatique et la pollution de source humaine sont à l’origine de cette contamination, qui, en plus de toucher les lacs, peut atteindre l’approvisionnement en eau potable des municipalités, ce qui pose un risque pour la santé.

Les outils conçus à la suite de ces travaux serviront à prévoir, prévenir et traiter la prolifération de ces algues, qui sont omniprésentes dans nos lacs et qui menacent un nombre grandissant de plans d’eau partout dans le monde.

Les cyanobactéries peuvent notamment causer la gastro-entérite ou des éruptions cutanées. On les soupçonne par ailleurs d’être responsables de certaines atteintes au foie ou au système nerveux, ce qui pourrait en faire l’une des causes du cancer, de la maladie de Parkinson ou de la maladie d’Alzheimer. C’est pourquoi, au terme de ses recherches, l’équipe de Sébastien Sauvé souhaite doter les municipalités d’une trousse facile à utiliser pour la détection précoce de ces algues.

Sébastien Sauvé est professeur titulaire en chimie environnementale à l’Université de Montréal depuis 2001 et dirige une équipe d’une quinzaine de chercheurs. Pour mettre au point une « boîte à outils de diagnostic » capable d’évaluer le risque de toxicité associé aux cyanobactéries et permettant d’élaborer des stratégies de prévention et de traitement, l'équipe doit remonter jusqu’au code génétique des différents micro-organismes, soit plus d’une centaine de souches de cyanobactéries. Au cours de cet important projet de recherche, des échantillons seront prélevés partout dans le monde (Amériques, Europe, Australie et Nouvelle-Zélande, Afrique, Chine).