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L'Université de Montréal et du monde

L'Université de Montréal
et du stress humain

Sonia Lupien

À

force de « stresser » ses cobayes dans son laboratoire, la chercheuse Sonia Lupien a relevé une méprise généralisée : on impute à tort le stress à la pression du temps. Et qu’on se le tienne pour dit : la recette miracle pour réduire le stress et le bouter hors de nos vies n’existe pas.

 

La chercheuse en est venue à la conclusion suivante : oui, le stress résulte d’un débalancement entre les ressources et les demandes. Et pour comprendre ce qui nous ronge, il faut d’abord déconstruire les facteurs de stress. Il faut donc se demander ce qui, pour nous, est nouveau, imprévisible, menaçant et incontrôlable. Ensuite, on doit poursuivre le raisonnement, soit reconsidérer son facteur de stress en élaborant un plan B et par la même occasion retrouver sa capacité de résilience. Dans la plupart des cas, le plan B ne sera jamais mis en œuvre. Or, le seul fait d’en avoir un envoie le message au cerveau qu’on a la situation en main. Du coup, on cesse de produire des hormones de stress. Reste ensuite à trouver des solutions pour régler le problème.

 

Malgré ce qu’on peut penser, le stress n’est pas toujours mauvais, il est même un élément nécessaire à la survie, particulièrement dans le cas de menace mortelle. Là où ça se gâte, c’est quand le stress devient chronique. Et c’est à ce moment-là que les recherches de Sonia Lupien entrent en scène.

 

Sonia Lupien étudie les mécanismes du stress et son effet sur la performance et sur la mémoire depuis plus de 20 ans. Elle donne de nombreuses conférences et a écrit le livre grand public Par amour du stress, qui donne des clés afin de mieux comprendre le stress. Elle est professeure titulaire au Département de psychiatrie de l’Université de Montréal et directrice du Centre d’études sur le stress humain de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.