Montréal, le 28 novembre 2006 – La Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) injecte plus de 31 millions de dollars à l’Université de Montréal et 8 millions à l’École Polytechnique pour des infrastructures de recherche. À lui seul, le complexe universitaire de l’UdeM reçoit 12% des fonds accordés à travers le Canada et se classe bon premier au Québec avec plus de la moitié des fonds québécois.
De plus, tous les projets approuvés par la FCI reçoivent une subvention équivalente du gouvernement du Québec et sont aussi soutenus financièrement par des partenaires. Ainsi, au total, près de 100 millions de dollars permettront d’équiper des laboratoires de pointe pour l’étude de la biodiversité, la perception de la musique, le sommeil, le cancer, les nanotechnologies et le génie biomédical, et la pharmacogénomique.
« La performance remarquable de l’Université de Montréal aux concours de la FCI tient au calibre exceptionnel des chercheurs qu’on y retrouve, explique le vice-recteur à la recherche, Jacques Turgeon. Je tiens à saluer chacun des membres de ces équipes de recherche, qu’ils soient de grands scientifiques renommés ou des jeunes qui viennent de se joindre à notre campus. Ils font preuve d’un leadership et d’un dynamisme qui rejaillit autant sur le campus que dans les centres affiliés. »
Les projets retenus sont les suivants :
> Centre de recherche avancé sur le sommeil. Affilié au centre de recherche de l’hôpital du Sacré-Cœur, le Centre reçoit plus de 5 millions de dollars, notamment pour l’aménagement de nouvelles chambres de polysomnographie, un laboratoire ambulatoire, un laboratoire d’analyse biochimique et un électrorétinographe. Ces équipements permettront à l’équipe du Dr Jacques Montplaisir d’entreprendre une nouvelle phase d’une étude des troubles du sommeil chez les enfants.
> Le Laboratoire de neuropsychologie de la musique et de la cognition (BRAMS) regroupe des chercheurs de l’Université de Montréal, de McGill et de Concordia sous la direction des professeurs Isabelle Peretz (Département de psychologie, UdeM) et Robert Zatorre (Institut neurologique de Montréal, affilié à McGill). BRAMS reçoit 14 millions de dollars pour divers équipements sophistiqués, entre autres pour la capture du mouvement en trois dimensions, la neuroimagerie et l’enregistrement des réactions d’auditeurs de la musique. Les travaux menés par l’équipe permettent une meilleure compréhension du fonctionnement du cerveau musical et trouvent des applications dans l’enseignement et la clinique, notamment en ce qui concerne les troubles auditifs et les troubles moteurs et de coordination.
> Le consortium des universités canadiennes sur la biodiversité reçoit plus de 19 millions de dollars. Le Consortium, sous la direction de la professeure Anne Bruneau de l’Institut de recherche en biologie végétale (Département de sciences biologiques), regroupe des chercheurs de douze universités et de six jardins botaniques. S’appuyant sur le partenariat entre l’Université de Montréal et les Muséums Nature Montréal, il vise notamment à accélérer la découverte de nouvelles espèces, à favoriser le partage et la gestion des données sur la biodiversité canadienne par la mise en place d’une cyber-infrastructure ainsi qu’à contrer le déclin de l’expertise en taxonomie grâce à la formation supérieure dans le domaine.
> Le Laboratoire Art&D nouvellement créé à la Société des arts technologiques (SAT), abritera un ambitieux projet de recherche de l’Institut de recherche musique et médias (IRMMA), dirigé par le professeur Jean Piché (Faculté de musique), en association avec neuf autres chercheurs de la communauté de l’UdeM. Ce projet portera sur la production, la transmission et la réception des œuvres médiatiques. Les 3,2 millions de dollars reçus du fonds des initiatives nouvelles et du gouvernement du Québec iront à l’enregistrement et la production de contenus visuels et sonores, à la projection audiovisuelle immersive, l’archivage et la documentation des œuvres.
> Le Centre de pharmacogénomique Beaulieu-Saucier de l’Université de Montréal à l’Institut de Cardiologie de Montréal obtient 13,8 millions de dollars pour la poursuite de recherches en pharmacogénomique, un nouveau champ de la médecine qui permettra de mieux cibler les médicaments en fonction du profil génétique du patient. Ces développements réduiront les effets secondaires des médicaments. Le Dr Jean-Claude Tardif dirige ce centre.
> Le réseau de recherche clinique de l’Université de Montréal, aussi dirigé par le Dr Jean-Claude Tardif obtient 2,5 millions de dollars, un premier pas vers l’établissement d’un centre de recherche clinique plus vaste qui deviendra un moteur de renouveau de la pratique clinique.
> La phase II de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie : de l’identification de cibles à l’application clinique vise à établir un continuum entre la découverte de cibles thérapeutiques et leur application clinique pour le traitement des malades. Pour y parvenir l’IRIC a conclu des alliances avec l’Institut de recherches cliniques de Montréal, le Groupe de recherche universitaire sur le médicament et le Canadian Consortium in Biological Chemistry pour la mise en place d’une plateforme de criblage à haut débit pour l’identification de nouveaux composés anti-cancéreux. Ce projet obtient 18,7 millions de dollars et est dirigé par le directeur scientifique de l’IRIC, le Dr Guy Sauvageau.
> Création de microsystèmes et de nouveaux matériaux : les bases de nouvelles applications biomédicales. Le vaste projet Nanomaterials and Microsystems for Biomedical Applications, chapeauté par le professeur Michael D. Buschmann, permettra la mise en place d’une infrastructure de recherche à la fine pointe où les compétences en création de nouveaux matériaux, de biomatériaux, de microsystèmes et de nanotechnologies rejoindront de façon tangible les expertises en biologie appliquée afin de favoriser l’émergence de nouvelles applications biomédicales dans les domaines de l’orthopédique, des maladies cardiovasculaires et de l’oncologie.
« La subvention accordée au Pr Buschmann et ses collègues, plus de 8 millions $, est la plus importante octroyée au Québec en génie dans le cadre de ce concours de la FCI. Celle-ci confirme le rôle crucial qu’occupe Polytechnique dans le domaine des nanotechnologies et du génie biomédical », souligne Christophe Guy, directeur de la recherche et de l’innovation de l’École Polytechnique de Montréal.
Les subventions ont été accordées dans le cadre de deux nouveaux programmes de la FCI soit le Fonds des initiatives nouvelles qui vise à améliorer la capacité d’innovation du Canada dans de nouveaux champs de la recherche et le Fonds de l’avant-garde dont l’objectif est de soutenir des projets déjà bien établis.
« Les investissements de la FCI dans l’infrastructure de recherche de pointe a transformé le portrait de la recherche au Canada et amélioré la compétitivité de notre pays sur la scène internationale », a déclaré le Dr Eliot Phillipson, président-directeur général de la FCI.
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