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Université de Montréal

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L'Université de Montréal et du monde

L’Université de Montréal et de la robotique au service de l’apprentissage des enfants

Thierry Karsenti

Comment Nao, un robot haut de 58 cm, peut-il faire des merveilles auprès d’enfants autistes et d’élèves de milieux défavorisés ? Posez la question à Thierry Karsenti, professeur à la Faculté des sciences de l'éducation sciences de l’éducation, qui mène cette recherche depuis trois ans, et il deviendra intarissable sur le sujet.

Son champ d’expérimentation est double. Primo, il pratique ce qu’il appelle de la robot-thérapie auprès de jeunes autistes et d’élèves atteints d’un trouble de l’apprentissage dont il cherche à développer les compétences cognitives, linguistiques et sociales. Les résultats dépassent ses espérances : attention accrue, socialisation et développement langagier en progression, et ce n’est que le début.

Deuxio, il visite des écoles primaires et secondaires en milieu défavorisé où il enseigne à des élèves à programmer le robot. Là aussi, les retombées sont spectaculaires. « On a cru au potentiel des enfants », résume Thierry Karsenti. Et ces enfants, souvent en difficultés d’apprentissage, le lui rendent bien : taux de réussite en croissance, montée en flèche des notes en mathématiques. 

Mais au-delà de la recherche, ce sont les impacts sociaux qui réjouissent le plus Thierry Karsenti. « Les élèves sont motivés à l’idée de venir à l’école. Ils développent un sentiment de compétence plus élevé et une meilleure estime de soi. Et cette confiance, elle se transpose dans d’autres domaines de leur vie. »

Pourquoi Nao a-t-il autant de succès auprès des jeunes élèves ? Le robot humanoïde ressemble à un petit humain : il a deux bras, deux jambes, une tête. « Les élèves ne se sentent pas jugés. Ils le voient comme un jouet qu’ils arrivent rapidement à faire danser, chanter. »

Pour ces élèves qui n’ont pas la vie facile, programmer un robot représente une grande réussite dont on commence à peine à mesurer les effets bénéfiques. « On permet à des enfants de rêver, soutient Thierry Karsenti. D’une carrière scientifique, peut-être. »

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