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Université de Montréal

Les principes

L’Université de Montréal est

une institution autonome consacrée à la production et à la transmission des savoirs. À ce titre, elle agit comme un vecteur de changement et est un lieu de discussions, de débats et de controverses scientifiques. Elle assure le développement d’un rapport critique aux savoirs et veille au transfert des connaissances dans la société. Cette vocation de l’institution universitaire repose sur un engagement de toutes les parties dans la libre discussion scientifique.

L’Université de Montréal réaffirme et protège

son autonomie institutionnelle à l’égard des organismes subventionnaires, des instances gouvernementales et des entités politiques comme des acteurs économiques ou philanthropiques. 

L’Université de Montréal réaffirme et protège

la liberté d’expression de tous les membres de sa communauté, dans les limites des règlements et politiques institutionnels, et des lois québécoises et canadiennes.

L’Université de Montréal réaffirme et protège

les libertés universitaires des membres de son corps enseignant, leurs choix pédagogiques et leurs orientations de recherche. Ainsi aucun mot, aucun concept, aucune image, aucune œuvre ne sauraient être exclus a priori du débat et de l’examen critique dans le cadre de l’enseignement et de la recherche universitaires.

L’Université de Montréal réaffirme et protège

la libre expression des membres de sa communauté étudiante en favorisant un climat propice à cette expression et aux apprentissages, notamment dans leurs orientations de recherche.

L’Université de Montréal est

un milieu de vie ancré dans des réalités sociales en constante évolution. Elle est un espace de socialisation qui rassemble une communauté d’individus dont les rôles et les positions dans l’institution sont variés. À ce titre, elle s’assure que toutes les activités universitaires, qu’elles se déroulent sur les campus, hors des campus ou en mode virtuel, favorisent la libre discussion entre des personnes conscientes du contexte d’énonciation comme du caractère composite de la communauté universitaire.

L’Université de Montréal s’engage

à favoriser des échanges respectueux entre ses membres et avec les intervenants invités à prendre la parole dans le cadre de conférences, de communications ou d’autres activités universitaires. Elle s’assure que tous les membres de la communauté universitaire peuvent en confiance rapporter un incident afin d’être accompagnés adéquatement et de résoudre une situation problématique.

L’Université de Montréal condamne

tout propos haineux, et toute expression comme toute incivilité à caractère discriminatoire ou raciste. En aucun cas, une personne tenant de tels propos ne peut se retrancher derrière ses libertés universitaires ou, de façon générale, sa liberté d’expression.

Cet énoncé de principes a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée universitaire, le 14 juin 2021.

Le rapport de la Mission du recteur

De vastes consultations

Le plan de travail comporte des volets de recherche, de consultation et de réflexion qui ont mené à la création d’un énoncé de principes sur la liberté d’expression en milieu universitaire.

Calendrier des travaux

Mars - avril 2021

Consultation

Rencontres avec la mission chaque vendredi du 12 mars au 30 avril. 

Rapport d'étape en mars

La présidente de la Mission présente un rapport d’étape à la séance de l’Assemblée universitaire du 15 mars.

Juin 2021

Dépôt du rapport final à l’Assemblée Universitaire 

Voir la liste complète des travaux 

Mai - juin 2021

Rapport d'étape en mai

La présidente de la Mission présente un rapport d’étape lors de l’Assemblée universitaire du 10 mai.

Rédaction

Rédaction et remise de l’énoncé au recteur.

L’équipe chargée de la mission

Les membres de la mission représentent une diversité de générations, de genres, d’origines et de disciplines.

Valérie Amiraux

Présidente de la mission, professeure titulaire au Département de sociologie de la Faculté des arts et des sciences et vice-rectrice aux partenariats communautaires et internationaux

Valérie Amiraux est professeure titulaire au Département de sociologie à l’Université de Montréal depuis 2007 et détachée du CNRS où elle est entrée comme chargée de recherche en 2000 (CURAPP). Elle a été la titulaire de la Chaire de recherche du Canada en étude du pluralisme religieux pendant dix ans (2007-2017) et dirige la revue Sociologie et Sociétés depuis septembre 2016. À la Faculté des arts et des sciences, Valérie Amiraux a exercé les fonctions de vice-doyenne aux partenariats internationaux (2017-2020) et de secrétaire de faculté (2018-2020). Elle a été nommée vice-rectrice aux partenariats communautaires et internationaux le 1er juin 2020. Depuis 2007, elle s’intéresse à la place des individus croyants dans les espaces publics notamment à partir de l’étude des relations entre minorités croyantes et États dans les sociétés sécularisées.  Comparatiste, son approche en sociologie politique lui a permis de croiser différents terrains européens (Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie) et d’y ajouter récemment le contexte québécois. Qualitativiste, elle développe une lecture ethnographique des pratiques et des espaces d’engagement des acteurs sociaux. Théoricienne, elle a contribué de manière significative à plusieurs croisements féconds entre la sociologie critique des rapports sociaux de race et la sociologie des faits religieux pour réfléchir, notamment, à la racialisation des appartenances confessionnelles minoritaires et au lien entre pluralisme et radicalisation. 

Aminata Bal

Adjointe à la doyenne à la Faculté de droit

Sénégalaise d’origine, Aminata Bal est diplômée de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal) ainsi que de la Faculté de droit de l’Université de Montréal dont elle a dirigé pendant une dizaine d’années, le Centre de développement professionnel (CDP), une plaque tournante entre le milieu professionnel et les étudiants, en plus de développer de solides liens de collaboration avec tous les milieux de pratique juridiques, mais également les universités québécoises et canadiennes. Elle supervise le Comité Probono de l’UdeM, membre du Comité-Conseil sur les relations avec les Premiers Peuples et représente sa Faculté aux travaux de la Table des répondants à l’équité, à la diversité et à l’inclusion et aux relations avec les Premiers Peuples. Aminata est aussi impliquée en tant que présidente du Conseil d’administration, au sein de l’organisme CARI St-Laurent qui contribue à l’insertion sociale et professionnelle des immigrés. En outre, elle a été de nombreuses années, membre du Comité de mise en candidature et ensuite membre du jury, du prix Femmes de mérite de la Fondation Y des femmes de Montréal qui met en lumière chaque année, des femmes qui ont un impact positif et durable dans leur sphère d’activités.

Asma Bouikni

Étudiante de maîtrise en neurosciences à la Faculté de médecine et secrétaire générale de l’Association générale des étudiantes et étudiants de la Faculté de l’éducation permanente 

Asma Bouikni a obtenu son baccalauréat en neurosciences de l’Université de Montréal avant de débuter un certificat en santé publique dans le même établissement. Tout au long de son parcours universitaire, elle s’est impliquée au sein de l’institution. Elle a été élue à différents postes dans ses associations étudiantes et elle a fait partie de nombreux comités au sein de l’université. Les enjeux d’équité, de diversité et d’inclusion ont toujours fait partie de ses préoccupations.

Sabrina Fournelle

Chargée de cours à la Faculté des sciences infirmières

Sabrina Fournelle, inf. M.Sc. D.ed (c) est chargée de cours à la Faculté des sciences infirmières depuis 2015 et infirmière clinicienne spécialisée en approche systémique familiale. Très impliquée dans la vie facultaire et dans l’amélioration de l’enseignement dans son unité, madame Fournelle a contribué à la révision et l’amélioration de plusieurs programmes en sciences infirmières et au développement de nouvelles stratégies et pratiques exemplaires en enseignement. Son engagement et sa contribution au sein de nombreux projets d’innovation pédagogique ont d’ailleurs été récompensés par un prix d’excellence en enseignement, remis par l’Université de Montréal au printemps 2020. Candidate au doctorat professionnel en éducation à l’Université de Sherbrooke, elle s’intéresse à l’élaboration d’une démarche d’intégration interdisciplinaire des apprentissages dans le Diplôme d’études professionnelles approfondies (DÉPA) de 3e cycle en soins et de fin de vie de la Faculté des sciences infirmières de l’Université de Montréal, diplôme auquel elle a grandement contribué par ses recommandations et son expertise en pédagogie active. Depuis 2019, en plus d’être chargée de cours, elle occupe un poste de conseillère pédagogique au sein de la Faculté et apporte son leadership et son expertise à la mise en place de stratégies pédagogiques actives. Madame Fournelle contribue au rayonnement des initiatives en enseignement, tant à l’interne où elle siège au conseil facultaire à titre de représentante des chargés de cours, qu’à l’externe où sa contribution est largement reconnue et sollicitée. Son implication et son engagement au sein de nombreux projets pédagogiques ainsi que son expérience en enseignement lui permettent une sensibilisation accrue aux enjeux de la liberté d’expression et au devoir d’emmener les étudiants à réfléchir et à intervenir dans des situations où des enjeux éthiques et déontologiques y sont associés.

Alexandra Gariépy

Étudiante de maîtrise en ergothérapie à l’École de réadaptation de la Faculté de médecine et coordonnatrice aux affaires universitaires de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’UdeM 

Alexandra Gariépy (elle) est une étudiante du programme de maîtrise en ergothérapie de l’École de réadaptation. Elle a auparavant obtenu un baccalauréat de l’Université de Montréal dans le même domaine. Depuis 2019, elle fait partie du bureau exécutif de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM), initialement comme coordonnatrice aux affaires académiques de cycles supérieurs puis en tant que coordonnatrice aux affaires universitaires. Lors de son parcours à la FAÉCUM, Mme Gariépy a travaillé sur les dossiers relatifs à la formation universitaire ainsi qu’aux conditions de vie et d’études des membres étudiant à l’Université de Montréal, notamment en ce qui concerne la prévention et la lutte contre les violences à caractère sexuel, la mise sur pied d’espaces sécuritaires, l’adaptation des règlements pédagogiques aux besoins de la communauté étudiante ainsi que l’accueil de la communauté étudiante internationale. Elle a également été présidente du Fonds d’investissement des cycles supérieurs de l’Université de Montréal, une organisation visant à promouvoir et diffuser la recherche étudiante. Ses recherches à la maîtrise en ergothérapie ont porté sur les facilitateurs et les obstacles menant à l’inclusion de la population étudiante portant des marqueurs de diversité en milieu universitaire. Son poste à la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal amène Mme Gariépy à être régulièrement en contact avec la communauté étudiante universitaire et de bien connaitre ses différents besoins. Son objectif, en participant à la Mission du recteur, est d’assurer que des consultations étendues soient menées auprès de la communauté étudiante afin de permettre à chaque personne le désirant de faire entendre sa voix et d’assurer que le processus soit réalisé de manière inclusive.

Francis Gingras

Professeur titulaire au Département des littératures de langue française de la Faculté des arts et des sciences

Francis Gingras est professeur titulaire au Département des littératures de langue française de l’Université de Montréal où il a été recruté en 2003, après avoir enseigné la littérature médiévale en France et à l’Université Western Ontario. Tant par la nature de ses objets d’étude que par l’attention portée aux mots et à leur histoire, qui est au cœur de ses recherches, Francis Gingras est particulièrement sensible aux enjeux liés aux questions d’expression et d’énonciation. Par ailleurs, l’altérité des textes médiévaux, à la base de son enseignement, l’a confronté depuis plus de vingt ans à l’importance de présenter des concepts et des ouvrages qui sont souvent éloignés des sensibilités contemporaines, tout en s’assurant de ménager une relation pédagogique qui permette l’échange autour d’idées contradictoires. Par ailleurs, Francis Gingras a été secrétaire de la Faculté des arts et des sciences de 2012 à 2016, ce qui lui a donné une bonne connaissance du cadre règlementaire de notre institution et l’a convaincu de l’importance des politiques, statuts et règlements de notre université.

Simon Hobeila

Conseiller en affaires internationales Asie-Pacifique à la Direction des affaires internationales

Simon Hobeila est conseiller en affaires internationales attitré à l’Asie-Pacifique à la Direction des affaires internationales de l’Université de Montréal. Diplômé en bioéthique et en études est-asiatiques, il s’est spécialisé sur les questions d’éthique en contexte interculturel et en milieu universitaire. Ayant œuvré plus de 13 ans en éthique de la recherche à l’Université, il a une connaissance intime des valeurs et principes guidant les activités universitaires et du cadre normatif les encadrant dans l’institution. Des années durant, il a travaillé à articuler la notion fondamentale de liberté académique avec les obligations éthiques et déontologiques des chercheurs et étudiants, avec la ferme certitude qu’elles se complètent plutôt qu’elles ne s’opposent. Il s’est également penché sur la question du rôle de l’université moderne dans les politiques d’innovation et sur leurs implications pour la liberté académique, l’autonomie institutionnelle, l’intégrité scientifique et le transfert de connaissances. Aujourd’hui aux affaires internationales, il est notamment en charge d’un projet pilote en équité, diversité et inclusion visant à améliorer l’accès aux programmes de mobilité vers l’étranger pour les populations étudiantes sous-représentées.

Noura Karazivan

Professeure agrégée à la Faculté de droit

Noura Karazivan est professeure agrégée de droit public à la Faculté de droit de l’Université de Montréal. Passionnée d’enseignement, elle est la lauréate du Prix André-Morel d’excellence professorale 2018-2019. Après avoir obtenu ses baccalauréats en droit civil et common law de l’Université McGill, elle a été reçue au Barreau du Québec et a pratiqué en litige civil et commercial avant de compléter sa maîtrise à l’Université de Leiden (LL. M.) et son doctorat à l’Université de Montréal (LL. D). Ses recherches portent sur le fédéralisme canadien, la structure constitutionnelle, les institutions politiques et les droits fondamentaux. En ce qui concerne les droits fondamentaux, ses publications ont porté sur le champ d’application de la Charte canadienne, notamment la liberté d’expression, et sur la question particulière de son application en contexte universitaire. Noura est corédactrice en chef de la Revue d’études constitutionnelles.

Pascale Lefrançois

Doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation

Pascale Lefrançois a commencé sa carrière professorale à l’Université de Montréal en 2000 comme didacticienne du français spécialisée dans l’apprentissage de la langue du primaire à l’université. Elle est maintenant professeure titulaire au Département de didactique et doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation depuis 2018. Elle a également été vice-doyenne aux études de 1 er cycle de sa Faculté de 2010 à 2018 et directrice du Centre de formation initiale des maitres de 2010 à 2017. Cadre académique depuis plus de dix ans, elle a piloté avec succès une importante réforme des neuf programmes de formation initiale des enseignants dans une approche-programme, incluant un système de suivi des compétences des étudiants. À travers ce projet, elle a été appelée à tenir compte des droits et des responsabilités de différents groupes (professeurs, chargés de cours, étudiants) et à les baliser de manière consensuelle. Depuis plus récemment, elle soutient ses vice-doyens dans la réforme des études supérieures de sa Faculté, tant en termes pédagogiques qu’en matière de gestion et d’organisation du travail. Au cours des années, elle a acquis une très bonne connaissance de l’institution à travers des instances comme le Conseil académique d’évaluation des programmes (devenu la sous-commission d’évaluation des programmes de la COMET) et le comité chargé de la révision du règlement des études de 1 er cycle. Passionnée de langue française, elle s’intéresse à l’importance des choix lexicaux dans l’expression de la pensée. Elle est très honorée de partager avec les autres membres de la mission la responsabilité d’animer la réflexion de la communauté universitaire sur la liberté d’expression.

Michaël Séguin

Chargé de cours au Département de sociologie de la Faculté des arts et des sciences

Michaël Séguin, Ph.D., est chercheur postdoctoral et chargé de cours en gestion de la diversité à HEC Montréal, en plus d’être chargé de cours en sociologie à l’Université de Montréal depuis 2013. Il est également membre de l’Assemblée universitaire en tant que chargé de cours de la Faculté des arts et sciences depuis 2018 et membre du Conseil consultatif sur l’équité, la diversité et l’inclusion de l’Université de Montréal depuis sa création. Il est enfin éditeur/rédacteur à la revue d’analyse sociale Relations. Ses intérêts de recherche comprennent la gestion de la diversité religieuse et culturelle, l’EDI en enseignement supérieur, le racisme et l’islamophobie, le colonialisme de peuple, le conflit israélo-palestinien et l’éthique en recherche qualitative. Dans le cadre de cette Mission du recteur, il est tout particulièrement motivé par le désir de favoriser un dialogue entre des points de vue à première vue irréconciliables et par la possibilité de parvenir à une université plus inclusive au cœur même de l’exercice de sa liberté académique.

Vous pouvez contacter les membres de la mission en écrivant à cette adresse