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Université de Montréal

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Portrait de chercheur

Les applications inusitées des plasmas

Luc Stafford

FACULTÉ DES ARTS ET DES SCIENCES

Professeur au Département de physique

Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en science et applications des plasmas froids hautement réactifs

C’est la richesse des possibilités d’étude des plasmas et la complexité de cette matière hautement réactive qui ont charmé le physicien Luc Stafford. « L’étude des plasmas nous permet de faire des liens avec toutes les sous-disciplines de la physique : l’électromagnétisme, la mécanique des fluides, la physique statistique, la mécanique quantique. »

Le chercheur, qui se qualifie de grand rêveur, ne se contente toutefois pas des applications classiques des plasmas, tels l’éclairage, les téléviseurs ou la microélectronique. « Je sors constamment de ma zone de confort! J’aime innover en matière de procédés basés sur les plasmas, aller vers des domaines inusités. » Dans le secteur des matériaux, par exemple, Luc Stafford et son équipe ont pu faire des avancées majeures dans l’utilisation des plasmas pour la transformation du bois, au point d’en devenir des chefs de file mondiaux. Plus récemment, son équipe de recherche s’est intéressée à l’agriculture. « Nous avons entrepris des travaux de traitement de l’eau qui nous permettent de créer, à l’aide des plasmas, ce qui ressemble à des pesticides, sans les effets néfastes des produits chimiques. »

Pour Luc Stafford, le rêve demeure un élément fondamental de son métier. Mais trouve-t-il toujours le temps de rêver? « J’ai justement le défaut de trop rêver! Penser à des thématiques transversales de recherche et concevoir de nouveaux projets, c’est pour moi le bonheur! Ça me permet de tirer le meilleur de moi-même. »

Comment en êtes-vous arrivé à la recherche?

Je voulais inventer, explorer. J’avais le goût de décider moi-même de l’objet de mes recherches, ce qui m’aurait été plus difficile dans le monde de l’industrie.

Que tentez-vous d’inculquer à vos étudiants?

On imagine souvent le physicien « à la Einstein », isolé dans son laboratoire et préoccupé par des problèmes de physique pure. J’essaie plutôt de développer chez mes étudiants autant leurs connaissances en physique que leur capacité à innover en vue d’applications pratiques. Je dois dire que j’ai le privilège d’avoir des étudiants qui se font recruter avant même d’avoir terminé leurs études!

Pourquoi vous être établi à Montréal?

Pour avoir la possibilité d’enseigner et de faire de la recherche dans ma langue. L’Université de Montréal est la plus grande université francophone d’Amérique du Nord. Ça m’a attiré. Vous savez, la recherche se publie en anglais, mais dans mon laboratoire, au jour le jour, la recherche se fait en français.